Un symbole du colonialisme?

 Un symbole du colonialisme?
Le slogan historique de la marque était jusqu'en 1977 « Y'a bon Banania » prononcé par un Africain (plus précisément : un tirailleur sénégalais). Selon la légende, ce slogan proviendrait d'un tirailleur sénégalais blessé au front et embauché dans l'usine de Courbevoie. Goutant le produit il aurait déclaré, « Y'a bon »[8]. Certaines critiques considèrent ce slogan comme porteur des stéréotypes racistes qui ont nourri la caricature du Noir de l'époque (sourire niais, amis des enfants donc grand enfant et incapable de s'exprimer correctement dans une langue française qu'il se doit de manier) et symbole potentiel du colonialisme (tout comme sa mascotte "L'ami Y'a bon"). Nutrial a utilisé à nouveau ce slogan, ce qui lui a été reproché par des associations comme le Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais. En 2006, un accord a été trouvé et le slogan à nouveau retiré des produits dérivés de la marque.

Article tiré du site Wikipédia

# Posté le lundi 07 avril 2008 07:00

Racisme?

Racisme?
Voici un article paru sur le site Le Monde au sujet de la publicité de la marque Banania qui à refait surface en 2003:

Le site Grioo.com s'attache à défendre la négritude sur le registre de la modernité (affaires, management, mode, culture branchée, etc.). Il vient de lancer une pétition « contre le retour de Banania ». Ce cacao reprend en effet du service commercial, en recourant à l'imagerie raciste des origines. Hervé Mbouguen montre ce que peut recéler cette imagerie du «bon nègre» à partir de celle du tirailleur sénégalais et jusqu'à ses dernières variantes. Cette pétition intervient au moment où des Noirs interpellent la société française sur le peu de considération dont ils sont l'objet, sinon de manière négative.

C'est lors d'un voyage au Nicaragua en 1912, qu'un journaliste du nom de Pierre Lardet découvre une boisson faite de farine de banane, de cacao, de céréales et de sucre. De retour à Paris il se lance dans la fabrication industrielle ; une « Antillaise » orne alors les boîtes sous la marque Banania. Le tirailleur sénégalais apparaît dans la publicité au début de la guerre, en 1915.

Pierre Lardet profite de la grande popularité des troupes coloniales pour lancer massivement son produit. Il va jusqu'à distribuer lui-même aux soldats « la nourriture abondante qui se conserve sous le moindre volume possible ». L'invention du slogan «Y'a bon» s'inspire du langage de ces soldats. Peu à peu le personnage et le slogan seront associés sous l'expression «l'ami y'a bon».

Hervé Mbouguen entreprend une intéressante analyse de cet avatar commercial :
« Les années passent, le slogan simplissime reste, [...] le noir qui sert de support voit ses traits légèrement changés: si la chéchia rouge et bleue demeure, le grand niais a maintenant de grosses lèvres bien rouges, des dents bien blanches, des yeux exorbités de plaisir (probablement sa joie devant le bon bol de Banania!).

« La seconde guerre mondiale voit une accalmie de nouveaux changements de slogans, inspirés par l'actualité, comme « D.C.A. : Défense contre l'anémie » et «Après l'alerte, le réconfort ». L'accalmie est de courte durée, car le personnage et le slogan niais reviennent après la guerre, sur fond de décolonisation, au point de rendre furieux Léopold Sedar Senghor lui-même qui affirma vouloir « déchirer les rires Banania sur tous les murs de France ».

« Comme beaucoup d'anachronismes, la marque Banania finit par s'éteindre au début des années 80, ce qui fait que beaucoup d'entre nous ne la connaissent pas. Et pourtant, en 2003 le phénix renaît de ses cendres! Nous restons incrédules quand un collègue journaliste nous appelle pour nous dire “ils ont ressorti Banania!”

«[...] Nous sommes en 2005, mais Banania est revenu, et les ingrédients sont hélas toujours les mêmes: La chéchia rouge et bleue du tirailleur. Le dessin a été affiné mais les lèvres demeurent énormes. Même s'il est bien plus jeune, le “tirailleur” a toujours les yeux écarquillés devant l'appétissant bol! S'agit-il d'une simple coïncidence? Une observation de l'arrière de la boîte montre que le jeune homme a la même tenue que son grand-père... mais en plus légère: normal il est censé vivre en Afrique alors que son grand-père s'est battu en France!

« Même si, conclut le rédacteur de Grioo.com, la société Nutrial qui a racheté la marque à Unilever en 2003 affirmera probablement n'avoir rien à voir avec son historique chargé, pouvons-nous tolérer longtemps qu'en 2005, nous soyons représentés comme nos ancêtres il y a 90 ans? Pouvons-nous tolérer longtemps qu'une marque engendre des profits colossaux en s'asseyant sur notre image? »

http://www.grioo.com

# Posté le lundi 07 avril 2008 06:55

Commentaires liées au texte sur la publicité "BANANIA"

Ceci sont quelques commentaires des internautes qui réagissent sur le texte ci dessus. Postez vos commentaires pour dire ce que vous en pensez:

C'est facile quand on a jamais souffert du racisme, quand on ne s'est jamais fait appelé banania ou Mamadou dans la rue, et quand on est blanc, de ne rien de trouver de racisme dans les pubs banania.
C'est facile quand on a jamais été traité de singe, quand on vous a jamais chanté la chanson plantation en vous voyant passer dans la rue, quand on vous jamais dit que vous êtes de la même couleur de la boue etc. , de trouver le tirailleur sénégalais avec ses gros yeux écarquillés, sa grosse bouche comme des pneus et rouge comme le sang, comme quelque chose de non infligeant pour une communauté.
C'est facile quand on a jamais été colonisé (sauf par l'Allemagne nazie,) de trouver une image peu flatteuse représentant de façon obsolète un enfant habillé en tirailleur (comme si la guerre se transmet de génération en génération que les petits sénégalais n'ont pas autre chose que de faire la guerre) très valorisante pour une communauté en oubliant que les tirailleurs ont servis de chairs à canon pendant la seconde guerre mondiale et qu'ils étaient utilisés pour aller opprimés d'autres peuples colonisés comme eux.
La marque banania montre une image dépassée et passéiste de l'Afrique, une image raciste caricaturale et péjorative, digne des caricatures racistes sur les noirs du XIX es.
Ceux qui font des commentaires et qui n'ont jamais été à la place d'un Noir (je ne parle pas de la noire aliénée qui ne trouve de négatif dans cette pub), et qui n'ont jamais subi le racisme comme nous on le vit au quotidien, ne comprendrons jamais à quelle point cette image que dénonçait le poète Senghor est infligeante pour les communautés noires en particulier au XX es surtout quand on sait comment sont reçus les africains ici.
Rédigé par: ryann 972 | le 04 février 2006 à 11:53| Alerter

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Je vis depuis 30 ans au Brésil, pays ayant une grande partie de sa population noire ou descendente de noirs. Ici les noirs ne sont pas traitéS comme en France. Dans les immeubles chics de São Paulo, les noirs sont invités à prendre L´ASCENSEUR DE SERVICE pour monter aux étages ! (ascenseur utilisé par les employés domestiques). J´ai connu une Africaine mariée à un Français qui m´a dit avoir du passer plus d´une fois par cette situation. Et quand elle est allée amener des fleurs à une amie qui venait d´avoir un enfant, le gardien de l´immeuble a pris les fleurs à travers la grille. Il pensait qu´elle était une simple employée de la floriculture, n´imaginant pas qu´une noire puisse être une amie de blanche !!
ÇA C´EST DU RASCISME !!
ALORS FAITES PAS CHIER AVEC LE SYMPATHIQUE NOIR QUI DISAIT YA BON BANANIA !!!! Je le trouvais super, sa bonne mine me souhaitait une bonne journée à venir !! Quand je rentre à Paris, je rencontre des tas de noirs venant d´Afrique, et qui parlent EXACTEMENT COMME ÇA...c´est leur accent aussi bien que l´accent de JANE BIRKIN est british !!
Avec cette manie de POLITIQUEMENT CORRECT ..les gens se masturbent l´esprit pour chercher rascisme du rascisme la où il n´y en a pas !!!
POUR LES NOIRS FRANÇAIS QUI ME LISENT..JE DIRAI LE SUIVANT : VENEZ FAIRE UN TOUR AU BRÉSIL POUR VOIR COMMENT VOUS ALLEZ ÊRE TRAITÉS !!
après un séjour ici, vous verrez comme vous êtes bien en France !
Au brésil, il y a des TAS de blagues sur les noirs :
- un blanc qui court fait son footing
- un noir qui court c´est un voleur qui fuit

VOUS NE SAVEZ PAS COMME VOUS ÊTES HEUREUX EN FRANCE !!
Rédigé par: chantal Schorgen | le 20 septembre 2006 à 01:50| Alerter #

Je suis moi-même un ancien buveur matutinal de Banania et, au risque de paraître complètement naïf ou neu-neu, je crois sincèrement que cette icone tant décriée ci-dessus a joué un grand rôle dans la genèse de mon approche sereine et positive de l'altérité.
Dans ma campagne profonde, les gens de couleurs étaient en effet très rares. Le sourire engageant du tirailleur a fait que le gosse que j'étais a tout de suite considéré les premiers noirs qu'il a vus de manière positive et chaleureuse. Un gosse, ça ne voit pas l'arrière-plan historique que vous décrivez justement. Du coup, je me dis que ce sourire a peut-être agi plus positivement qu'on pourrait le penser pour l'amitié entre les peuples, parce que je suis persuadé que mon cas n'est pas unique (j'espère en tout cas !)! Alors, oui, moi je vous le dis, Y'a bon Banania !
Rédigé par: Fraise des bois | le 22 février 2005 à 16:54| Alerter
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# Posté le lundi 07 avril 2008 06:47

Soldat negre blesser, 1865

Soldat negre blesser, 1865
Cette illustration 1865 de Thomas Nast montre Colombie et un soldat negre bles. L'homme noir a perdu sa jambe tout en servant de soldat des syndicats. Il est décrit dans son uniforme des syndicats, et il a son chapeau dans sa main. Se tiens àde lui, Colombie.

C'est une illustration classique de Thomas Nast, faisant la remarque que les esclaves libérés avaient servie bravement dans la guerre civile. Nast avait jo un rôle critique en aidant Lincoln obtiennent élu à une deuxme limite, et dans le soutien public de bâtiment de l'émancipation des esclaves. Dans cette illustration émouvante, Nast entre dans une étape plus profonde, et suggestion des deux citoyenneté, a la droite de voter pour les esclaves émancipés.

# Posté le mercredi 25 octobre 2006 18:50

Esclaves s'échappants, 1863

Esclaves s'échappants, 1863

C
ette illustration 1863 de Thomas Nast montre les esclaves s'échappants cherchant le refuge des troupes des syndicats. Une multitude d'esclaves est vue approcher les lignes des syndicats. Dans un cas un jeune homme noir peut être vu porter un homme noir plus âgé et frêle à la liberté.

Ce morceau de Thomas Nast démontre le désir de Nast d'humaniser les esclaves. Des images de ce type auraient été considérées choquer lorsqu'elles ont été créées.

# Posté le mercredi 25 octobre 2006 18:42

Modifié le mardi 22 mai 2007 15:39